Séquence, la promotion 2017 #1


Nous avons rencontré la promotion 2017 de l’accompagnement Séquence de FGO Barbara, l’occasion de revenir rapidement sur ce qui les inspire et les projets à venir.

Quelles sont vos influences musicales ?

 

AGAR-AGAR

Clara : J’aime beaucoup Ariel Pink, System of a Down, Marilyn Manson, mais j’aime aussi la trap, avec Yung Lean, ou les musiques de film comme La Planète Sauvage, les musiques de François de Roubaix, de Pierre Boulez, de Philip Glass, la musique concrète. Pas mal (rires). Ah, il y a aussi Barbara et le reggae de Barrington Levy.
Armand : L’eurodance… Non je plaisante, même si j’en ai quand même écouté (rires). J’aime l’acid house de Luke Vibert et de Ceephax. J’adore tous les morceaux de Aphex Twin, surtout ceux qu’il n’assume pas comme Melodies from Mars et tous les trucs qu’il a mis sur SoundCloud. Il y a aussi tous les artistes de la scène Warp des années 90, Boards of Canada a fait toute mon enfance. Et Bernard Fevre avec Black Devil Disco Club et tout ce qu’il a pu faire en solo.

JACQUES

Tout a commencé avec Piccolo, Saxo et Compagnie, où chaque instrument représente un personnage, c’est une belle approche du son quand on est enfant. Toujours petit, il y a Michel Fugain et Vincent Malone. Vincent Malone c’est un type qui fait des trucs pour les enfants, comme Super Papa, j’aime bien ce disque où tu t’aperçois que le papa super héros est juste un type normal.
Plus vieux j’ai écouté AC/DC, Franz Ferdinand, The Strokes, The White Stripes et d’autres trucs rock. C’est avec ces groupes que je me suis mis à la guitare. À partir de là j’y suis allé à fond, je jouais du Hendrix, je kiffais Woodstock, j’avais des Santiag, les cheveux longs et des pantalons dix fois trop longs. Puis j’ai découvert George Clinton et je suis parti en couille avec les Maceo Parker, James Brown, Funkadelic. J’étais alors dans un mélange rock et funk, sans jamais écouter les Red Hot Chili Peppers, hein. J’ai fait un petit passage métal et j’ai découvert l’électro avec Justice, qui le mélange au rock, c’est cool. Maintenant, je fais le curieux et j’écoute les trucs qui passent à la radio en France et à l’international. Et puis les gens qui m’entourent me font découvrir de nombreuses choses.

IÑIGO MONTOYA

Nous aimerions dire que nous n’avons pas de fortes influences musicales, mais c’est impossible. C’est tout bête, quand un artiste nous plaît à nous quatre, nous essayons de faire tout le contraire. Pour en choisir certains, Animal Collective, Fuck Buttons, The Bankrup et Brigitte Fontaine nous ont largement inspirés. Nous avons surtout des valeurs communes, nous préférons les Beatles au Rolling Stones, nous préférons Blur à Oasis, etc.
Nous sommes deux à composer, Pierre et moi (Quentin, ndlr) et sans parler pour Pierre, moi j’aime bien des trucs comme Nine Inch Nails, mais ça ne se ressent pas tout dans Iñigo Montoya, après il y a un monde entre Animal Collective et Brigitte Fontaine (rire).

LOUISE ROAM

Globalement, c’est tout ce que j’ai écouté depuis que je suis petite. Je suis violoniste de formation, donc j’ai écouté énormément de musique classique. Après, même si la musique que je fais avec Louise Roam est assez calme, j’ai écouté pas mal de rock et de punk, mais je ne crois pas que cela se ressente (rires). J’ai ensuite découvert la musique électronique sur le tard, j’avais vingt ans environ. Au début, je n’ai pas compris ce que c’était, la musique électro m’intriguait. J’ai commencé à écouter de la minimale, tout en passant par des artistes précurseurs comme Steve Reich ou Arnold Schönberg.

MAUD OCTALLINN

J’ai toujours envie de citer ma grand-mère, c’est la première personne que j’ai vu chanter avec du cœur parce qu’elle préparait les messes du petit village où j’ai grandi. Puis bien plus tard, après mes études au Conservatoire de Reims, j’ai découvert la musique moderne, autre que le classique et le jazz, et je me suis mise à en écouter à fond. Surtout de la musique anglo-saxonne et américaine, avec des voix féminines comme Kate Bush. Ces voix féminines m’inspirent encore aujourd’hui au niveau de la diction et de l’utilisation du phrasé, elles m’ont fait comprendre que la sonorité ou l’intention du mot peuvent être plus importantes que le mot lui-même. Je pense notamment à Josephine Foster que j’adore. Dans mon entourage il y a des artistes de La Souterraine que j’adore, comme Fantôme, mon amie Josépha Mougenot.

RENART

Je me suis beaucoup inspiré de musiques médiévales et des peu de disques qui existent de reconstitutions archéologiques de musiques antiques. Ces disques appartenaient à ma mère, j’ignorais alors en les écoutant que ces musiques étaient de simples reconstitutions, dont nous ne sommes pas certains de l’authenticité exacte. J’ai aussi écouté du métal, ce qui m’a pas mal marqué. Puis je suis arrivé à la musique électro grâce à la sorte de « déferlante » techno minimale. Après j’ai un peu écouté de drum and bass et de dubstep. En général, j’aime bien la musique extrême. J’aime l’idée d’une musique qui ne peut pas plaire à tout le monde.

SCHÉRAZADE

Mon père collectionnait les vinyles, j’ai commencé à écouter du jazz, notamment Billie Holiday que j’aime beaucoup. Il y a la musique classique orientale aussi, avec les compositeurs des années 50 et 60. Surtout le classique égyptien, petite je regardais beaucoup le cinéma égyptien, surtout les comédies, où beaucoup de compositeurs se lâchaient et chantaient, dont Farid El Atrache. Après tout ça, j’ai eu ma période rock’n’roll, les Kinks et The Animals m’ont beaucoup influencée. Je pourrais en citer des milliers d’autres, mais rajoutons Grace Jones pour sa personnalité et Kate Bush pour sa pop « ovniesque ». Ah, et Serge Gainsbourg pour la chanson française évidemment. Voilà, c’est résumé sans choix précis, mais c’est tout le melting-pot qui me porte.

WILFRIED*

J’ai commencé à faire de la musique en écoutant des artistes lo-fi, DIY, des années 90 comme Daniel Johnston qui sortaient des trucs sur cassettes avec très peu de moyens, parfois sans même trop savoir comment jouer de tel ou tel instrument, mais ils faisaient ça avec passion. Dans la même veine, en France, j’ai découvert Dominique A et Katerine, des types qui enregistrent dans leurs cuisines. Katerine est mon artiste préféré en France. C’est quelqu’un qui incarne un discours politique dans des chansons aux apparences très ludiques, très simples, mais des chansons qui ont finalement toujours de la profondeur.
Des Etats-Unis j’écoutais Smog ou Lou Barlow. Puis par affinité tout le rock des années 60, le garage, le rock psychédélique, des sortes de punks avant l’heure, puis évidemment du punk. J’aime beaucoup l’esthétique DIY, mais maintenant je me suis bien plus ouvert aux musiques électroniques, au krautrock et aux musiques du monde.
Voilà pour des influences de départ, mais j’ai beaucoup de mal à dire ce qui m’alimente, c’est très large.

Alexandre Fisselier

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Comments

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