Lisa Signorini, artiste de l’espièglerie infinie


Rencontre avec Lisa Signorini, artiste « griffe à tout » à l’esprit malicieux et aux talents précieux. Elle évoquera son attachement à la création, ses gravures sur cuivre ou sur peau, ses vidéos et ses pulsions qui doivent sortir pour vivre. Alors que certains ont la fibre artistique Lisa Signorini jouit, elle, d’une flamme infernale, bien loin de la malédiction, auprès d’une addiction avisée.

Lisa, tu es artiste et fais principalement du dessin et des vidéos. Comment joues-tu avec ces différents médiums sur lesquels tu n’exprimes pas les mêmes choses ?

Le dessin est comme une prolongation de l’écriture, c’est mon plus ancien « amant ». Il m’apparait comme quelque chose de mystique, très mystérieux, qui me permet d’explorer tout ce qu’il y a en dessous de la pointe de l’iceberg. Je ne comprends toujours pas le rapport addictif que j’ai à ce médium. Je sais juste qu’à un moment, il me met en transe, et ce n’est plus moi qui dessine, mais mon « cerveau blanc ».

Pourtant, je pense être faite pour incarner des personnages, j’ai une actrice en moi, c’est pour ça que je suis étonnée de mettre autant de discipline dans le dessin, qui demande d’être rigoureusement assis et productif jusqu’à 10h par jour. Improviser et incarner des personnages cela me vient naturellement, je pense que ce sont eux qui m’ont amenée à la vidéo.

La vidéo est de l’ordre de la pulsion. Soudainement, je suis démangée par le besoin de raconter une histoire, une sensation que je ressens mais ne peux pas encore décrire. Je suis amenée à dépeindre une réalité que je fantasme, mais que je ne mets en pas en forme au préalable. Le fil de l’histoire se fait tout seul, c’est de l’improvisation et de l’instinct. Une fois la vidéo finie, je reconnais des facettes de moi, tout comme avec le dessin. La finalité de ces deux médiums me permet de mettre au monde et dépeindre ma vision.

Je pense que nous gagnons du temps précieux si on décide d’apprendre à se connaître, je m’apprivoise donc par le biais de ces deux pratiques. Je n’ai pas encore passé le cap d’organiser, écrire et déterminer en amont ce que je veux exprimer. J’aime les choses faites sur le moment, qui sont invitées à sortir de leurs profondeurs. Quand le « cerveau blanc » fait le travail, pas l’égo. Pourtant j’adore théoriser, réfléchir, la rationalité tient une place toute aussi importante que l’absurde dans ma vie. J’aime les choses de l’esprit. J’applique cette façon de penser dans d’autres domaines que la création.

Les anciens Grecs considéraient que la créativité venait à l’artiste car ce dernier avait été repéré et choisi par une entité divine pour être les petites mains de quelque chose de plus grand que lui. De nos jours, des études démontrent que la créativité est issue de connections neuronales et inconscientes qui forment une espèce de « mémoire » subtile. De ce fait, c’est peut-être mes deux médiums qui se jouent de moi et non l’inverse.

Tes dessins noirs sont, de tes dires, de plus en plus sombres avec le temps. Peux-tu nous raconter la genèse de ton style et ce que tu cherches à exprimer avec tes tracés ténébreux ?

Je suis fascinée par le fait que l’on puisse se faire viscéralement peur tout seul. Avec la simple force de notre cerveau, on peut se mettre dans un état mental gravissime ou alors se rendre complètement fou de joie. Je suis également très attirée par la technique et l’esthétisme. Quand quelque chose a tellement de détails que ça en devient infernal, moi j’adore, ça m’a toujours semblé familier, depuis toute petite.

C’est tout de même un beau contraste : un « objet » extrêmement détaillé qui attire et angoisse en même temps. J’aime quand je regarde, ou écoute, quelque chose d’unique mais qui me semble si familier, comme si j’avais déjà vu ou entendu cela dans un rêve ou une vie passée. Ça serait un honneur si mes dessins pouvaient exprimer cette sensation dans le regard du spectateur. Une madeleine de Proust, un peu alien. Il parait que le temps n’existe pas, le passé se balade dans le futur pendant que le présent saute quelque part. Ceci dit, ces derniers temps, je suis moins monomaniaque avec le dessin, grâce à Ableton et ma nouvelle passion de faire des tatouages, je dépicte des chevaliers, des anges, des choses moins démoniaques, en apparence.

Lisa Signorini, Master and I

Lisa Signorini, Master and I

Dans tes dessins, on retrouve quelques emblèmes de ton expression, comme les duos, les animaux angoissants, et surtout des ersatz de flammes – le feu est également un gimmick récurent de tes vidéos. Saurais-tu nous expliquer ce que symbolisent ces éléments pour toi ?

Ces flammes sont des griffes, des messages secrets, des traces du temps. Un refrain secret dans le refrain. Quand un gimmick est récurrent, qu’il est comme une signature constante, je pense qu’il devient vivant.

Je ressens comme une force très adolescente dans tes dessins. Valides-tu cela ?

« Nein ! » L’adolescence est selon moi divisée en deux parties. Une première, où l’on commence à essayer de devenir comme les autres. Car être bizarre, c’est pesant. Puis, une deuxième, qui débute lorsque l’on se rend compte qu’on ne pourra jamais être comme les autres. Là, on devient irascible, rebelle et l’implosion prend place, on envoie tout valser. Une bonne crise d’adolescence ça te fait vivre tous les trucs qu’il ne faut pas que tu vives après 16 ans. Durant l’adolescence, tout est à vif et on se met dans des situations parfois dangereuses pour tester ses limites. On est en transition, on se cherche. Dans mes dessins, personne ne se cherche, les éléments ou personnages savent qui ils sont et sont ravis d’arriver à bon port dans ce monde, confortablement lovés sur une feuille de papier.

Depuis quand dessines-tu ? Et que ressens-tu lorsque tu es au-dessus d’une feuille blanche, prête à œuvrer ?

Je dessine depuis petite car j’étais souvent seule. Je faisais principalement des histoires, c’était une manière d’échapper à ma réalité et trouver du réconfort, un endroit à moi. Vers 12 ans j’ai été prise d’une ambition violente. Pendant deux ans, je me réveillais tous les matins à six heures, avant d’aller en cours, pour dessiner. A cette époque j’avais le cœur en bataille tout le temps, je mourrais d’avoir mon propre style. Je m’entraînais sans cesse. J’écrivais « Lisa+Dessin= Amour ». Devant une feuille blanche, je me laisse porter et je me sonde. Mes dessins sont très personnels.

Depuis peu, tu déclines tes dessins en tatouages. Que penses-tu cet exercice ?

J’adore ! Je trouve magique le fait de graver quelque chose à vie sur une personne. Avant, je faisais uniquement de la gravure sur cuivre, notamment de l’eau forte où le dessin reste à jamais gravé dans le cuivre. Le tatouage me rappelle un peu ça. Avant de commencer, j’avais peur d’être blasée par la peau comme support, mais en fait ça stimule mon délice pour l’improvisation car une peau ça bouge. Dès le premier tatouage, je suis rentrée en transe à des moments. Si la transe s’opère, je valide un médium direct.

Dans la première vidéo postée sur ta chaine YouTube, Garde, tu campes le rôle d’une gardienne au musée d’Orsay qui se vente « [qu’] au musée d’Orsay, quand les gens prennent des photos, on doit leur dire qu’ils n’ont pas le droit, que c’est la politique du musée. » Toi, dans la vie de tous les jours, es-tu du genre à prendre des images des œuvres que tu vois en galeries ou musées ?

Si quelque chose me plait, je le prends en photo.

Parlons de ta première vidéo : « The streets are so safe no we cant tolerate ».

Je venais juste d’avoir une caméra, je me hâtais donc de faire pleins de plans des gens et des ambiances autour de moi. Mon grand truc à l’école c’était de faire des vidéos pour échapper aux rendus plastiques que je n’avais pas le temps, ni l’envie, de faire. Je réalisais donc des vidéos à cet effet. C’est également à ce moment que j’ai commencé à être le personnage principal de mes films. Je devais produire vite et jouer pleins de personnages différents car mes compatriotes n’étaient parfois pas disponibles pour être filmés, ou pas a l’aise devant la caméra. J’aime beaucoup jouer avec des amis qui aiment jouer. Quand c’est fluide, c’est de la bombe.

Tu t’amuses des langues, et mêles anglais, français, russe sans distinction. Dans ton film Monet Lisa tu accentues ce jeu en mettant des sous-titres très approximatifs, sinon carrément indépendants et décalés des dialogues. Quel est ton rapport aux langues, et par extension, aux mots ?

J’aime imiter des accents, et je connais des mots dans de nombreuses langues. Cela me permet de créer un lien avec beaucoup d’étrangers, en les faisant rire. Injecter du second degré dans n’importe quelle langue, j’aime ça. Je suis friande des mots, les jeux que l’on peut faire avec notre chère langue française nous permettent d’avoir des discussions qui vont au-delà de la pensée-même. Autre exemple, j’ai fait japonais en seconde langue. Il faut savoir que même si tu parles parfaitement japonais, mais que tu n’as pas les mimiques qui vont avec, tu te feras difficilement comprendre. Pour moi, les langues sont une énorme partie de théâtre.

Tu incarnes, dans un film éponyme, une Surveillante de pensionnat pour filles. Ton texte te fait dire à une certaine Violaine – l’artiste Violaine le Fur, protagoniste de plusieurs de tes vidéos – : « Tout le monde me déteste. Alors je lis tout ce qui me tombe sous la main […] Le soir, j’arpente les couloirs et j’ouvre les livres, un par un. Je ne lis que des grands auteurs. Tu serais fière de moi. » Toi, Lisa, que lis-tu ? Quel livre ta procuré le plus d’émotions ?

J’aime beaucoup lire. Je suis du genre à finir un livre en un jour, mes amis peuvent en témoigner. Mais une fois fini, un livre devient un ancien ami, et on se perd de vue assez vite. Un film c’est différent, ça me bouleverse. J’en profite pour citer le merveilleux film « Les Enfants du paradis » que j’ai du voir un milliards de fois.

Mais pour revenir à la lecture, je suis une adoratrice de Kierkegaard. Il a écrit sous une dizaine de pseudonymes des livres qui sont de vraies perles de pensée. Sa conception de l’amour est extrêmement puissante. Bien sûr, je dois évoquer son éternel « Traité du Désespoir » qui me touche depuis mon adolescence. En parlant d’adolescence, mon autre pêché mignon c’est la lecture destinée aux pré-ados. Le plus connu dans ce genre est « Lettres d’amour de 0 à 10 ». C’est reposant à lire, et souligne des comportements purs qui n’ont pas encore été souillés par ce bas monde de fripons miséreux.

Sinon, dans la vidéo, hormis le Buzzati, j’ai pris exprès des livres de beaufs, donc « grands auteurs » c’est ironique.

Dans le film Sa jeunesse, tu mets en scènes plusieurs de tes amies artistes, Apolonia Sokol, Bonnie Banane ou encore Violaine le Fur. Pourrais-tu nous dire ce que les travaux de chacune, dans leurs domaines, te procurent en sensations ?

Les chansons de Bonnie m’apportent cette fameuse sensation de familiarité alors qu’on n’a jamais écouté la chanson au préalable. Je trouve impressionnant à quel point elle bosse sur les paroles de ses chansons, le sens qu’elle veut y mettre, rien n’est laissé au hasard. Pourtant, ses chansons semblent si fluides, si justes. Bonnie est une humaine qui me fascine et que j’admire profondément. Elle fait partie de mes raisons de vivre. C’est également une actrice de très haut talent. Et sa « couleur d’œil » est vraiment spéciale.

Apolonia, ses peintures, en particuliers les dernières, sont magnifiques. J’adore les visages, les fines mains, les ambiances. J’admire son niveau de dévotion pour la peinture. Elle faisait aussi des petites vidéos que je trouvais superbes. J’aimerais beaucoup qu’elle monte le film qu’on a fait au bord du Transsibérien dans lequel j’étais l’actrice principale avec Paul Hamy. Mais ça sera pour plus tard. Apolonia, c’est un phénomène, au physique frappant, tout comme Bonnie et Vio, leur beauté et leur charme nous kalash le visage. Leur présence-même est un art en soi.

Violaine est une artiste puissante. Ses photos en noir et blanc sont de l’ordre du génie. Elle fait un film en ce moment qui est fou. C’est une poète dans l’âme, une artiste aux multiples médiums : sculpture, écriture, vidéo, peinture, chant, danse. Violaine est un personne dédiée et très sérieuse. Elle est habitée, j’ai une petite chambre en elle d’ailleurs qu’elle me file gratos, mais c’est en désordre car je n’y suis pas retournée depuis un bail.

Tu accompagnes quelques vidéos, comme lhomosexualité, d’un petit récit dans la description. Pourquoi laisser le spectateur dans un flou total sur certains films, et l’aider dans la compréhension pour d’autres ?

Le petit récit dans la description de l’homosexualité répond à une blague personnelle entre moi et Violaine Le Fur. C’est une vidéo légère. Pour les vidéos qui traitent de sujets plus graves, j’aurais peur de mettre une description qui rende mal à l’aise.

Le diable au corps, introduit l’art de tirer les cartes. Une chose que tu apprécies et maitrises. Quel est ton rapport avec les arts divinatoires ?

Les arts divinatoires sont des entités, on doit passer du temps avec, les chérir et gagner leur confiance. Faire un avec eux, c’est comme une histoire d’amour mature. Je tire professionnellement les cartes, essentiellement Lenormand. Elles sont très réactives, récemment elles ont été plutôt cash, car certaines personnes sont peu éveillées. Trop d’égo ralentit les réponses qu’elles cherchent, ou alors des problèmes existentiels qui sont parasitaires car la seule chose à faire sur cette terre c’est de vivre, point barre. Mes cartes sont faites pour notre époque, elles vont dire quand foncer, quand se rétracter etc. Elles ne sont pas là pour jouer les psy, elles détestent ça. Donc j’octroie des vacances à mes cartes. J’ai un rapport énorme avec le mystique, l’étherique. La divination n’est que 20% du rapport que j’ai avec le monde subtil.

Enfin, pour clore cette partie consacrée à tes vidéos, une chose est cruciale pour toutes : la musique. Comment l’inclues-tu dans tes travaux ?

La musique électronique m’attirait énormément car les paroles semblaient venir d’un stream of consciousness. Par exemple, Windowlicker de Aphex Twin avec le « je vais donner des croquettes au chien », c’est random et depuis petite ça me fait kiffer. Vers 20 ans, j’ai eu un job qui est tombé tout seul sur mes genoux, faire les voix de morceaux de house music pour un énorme label américain. J’ai pris cela comme une occasion idéale pour faire semblant de chanter et surtout dire des trucs qui viennent tout seuls. Tout récemment, j’ai commencé à faire de la musique électronique et je ne pense qu’à ça. Depuis toujours, quand je suis sur le point de dormir, j’entends des mix interminables de musique électronique dans ma tête. J’ai tellement hâte de maîtriser ce médium compliqué pour pouvoir crée des histoires musicales et la B.O de mes vidéos.

Lisa, quels sont tes artistes favoris ? Quelles émotions te procurent-ils ?

Foujita, sa ligne me rend folle. Précise, unique, maîtrisée. Les artistes graveurs me procurent énormément d’émotions, Bresdin, Piranèse, Jacques Callot. Une semaine de bonté de Max Ernest est mon livre favori. Valentine Hugo, j’aime tout d’elle. Austin Osman Spare, le maître.

Peux-tu, comme pour la question précédente, me dire les artistes que tu détestes et en donner la raison ?

Je n’aime pas les œuvres sans âme, sans puissance. Vu que je suis adepte de la ligne, je suis également hermétique au manque de technique dans le dessin. Encore, un dessin au trait naïf peut avoir un charme, si jamais je sens un semblant d’âme. Après tout, même un dessin simple, fait sur le moment, est porteur d’une certaine émotion reflétant l’instant. Mais rien de plus nauséeux pour moi qu’un dessin où il y a un certain style, mais où la ligne et les détails sont laids, beaufs, amateurs, vides. Je suis très radicale dans ce que j’aime et ce que je déteste, il y a très rarement des entre-deux.

Néanmoins, je préfère ne pas nommer de noms. Je pense que le dessin ne trompe pas, donc quand on produit quelque chose de merdique on en est conscient car on va forcément se comparer à d’autres dessinateurs qui eux ont quelque chose de précieux et puissant.

Récemment, j’ai rencontré une de mes idoles de dessin et j’ai été extrêmement déçue et presque révulsée. Cette personne n’avait rien à voir avec ses dessins, aucun rapport. Pour le coup, c’est cette personne qui était sans âme, larvesque, plaintive, zéro magie alors que ses dessins sont formidables et dépictent une réalité trendy qu’il n’a jamais dû connaître. Il y a comme un arrière goût de mensonge. Mais cela n’enlève en rien le plaisir que j’ai à regarder son évolution. Cependant, je fais à présent une claire différence entre les artistes et leur production.

Pour toi, faire de l’art c’est quoi ?

C’est deep.

Quelles sont tes plus grandes fiertés d’artistes ?

Ma première vente, il y a 8 ans, qui a eu lieu grâce au fait que j’aime danser. A cette période, je faisais autant la fête que je dessinais. Des gens venaient me voir, me demandaient qui j’étais et je leur disais de venir dans mon atelier voir mes gravures. Je préfère cette manière de connecter qu’aller dans des endroits où il faut parler aux gens importants de manière stratégique.

Egalement, quand j’ai eu un rendez-vous Skype avec le gros label américain et que le boss m’a dit qu’il serait ravi que je fasse partie du label. A cette époque là, je kiffais sur un mec qui était assis à côté pendant mon entretien, quand j’ai raccroché j’ai lu l’amour dans ses yeux, il était super impressionné par moi.

Quand mon idole de dessin m’a contacté sur Instagram pour exposer dans sa galerie, le même jour que mon idole de musique qui me proposait de monter un groupe. Mes deux idoles le même jour, c’était bien, et aussi très irréel.

Une autre fois, j’étais à une fête, un peu ivre, et j’étais en embrouille avec un mec macho qui gère des éditions de dessin. Je lui ai demandé pourquoi il ne me publiait pas, alors que j’étais la seule fille de son entourage qui dessine autant. Il me répondit de manière hautaine « c’est à toi de venir me montrer, j’ai pas à venir te chercher », quant soudain une fille ivre est tombée sur moi et m’a serrée en disant « j’adooooore tes dessins ». J’étais ravie de la pointer du doigt et dire « Tu vois ?! » pendant qu’elle était encore pendue à ma taille à me serrer fort en baragouinant éméchée « talent, dessin talent, dessin ».

Pour conclure, quelle est ta plus grande ambition ?

J’aimerais être heureuse, c’est vague mais c’est ce que je veux. Je pense qu’il faut voir l’ambition, la carrière avec un grain de sel. S’imaginer sur son lit de mort et se demander ce que l’on penserait de la vie qu’on a eu. Je doute que ce soit « j’ai vraiment bien réussi dans tel domaine », je pense que ça sera plus de l’ordre « qu’est ce que j’ai apporté au monde ? Quelle trace ai-je laissée? Qui sont les gens que j’ai le plus aimé ? ».

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